Ou suis-je ?
Je sens mes paupières qui deviennent trop lourdes. Mon clignement est très lent et difficile, j’ouvre mes yeux. Est-ce que je me suis allongée ? La d’où je suis, je peux voir les lumières énormes, pas allument, qui se balance au plafond. La lumière aveuglant du soleil travers les fenêtres. Ma gorge est sèche comme un désert, je n’arrive pas à avaler. J’entends des voix basses près de moi. J’essaie de dire quelque chose, mais en ouvrant ma bouche, pas la moindre son ne sort. Apres un moment, j’essaie encore de dire quelque chose. Rien. Je me sens morte de fatigue.
Tout mon corps est ressent la douleur partout. Je suis sensible à la chaleur, spécialement sur mes jambes couvertes par des draps lourds.
Les voix sont plus fortes maintenant. Avec tous mes efforts, je me lève sur mon coude en regardant autour de moi.
Je suis à l’hôpital.
Mais, comment-nous sommes arrivées ici ? Nous. Où est ma fille ? Je vois les infirmières qui marchent dans le corridor. Les draps sont lourds comme une cage en acier qui m’emprisonnent. Je n’ai pas la force de me soulever, mais j’y arrive quand même.
La salle est énorme. Les lits sont en rangs, logeant des gens en tous les états. La plupart dorment. Évidemment, on a converti une usine en hôpital à cause de la guerre. Les fenêtres sont très hautes et le soleil entre a flots et projette des ombres étranges dans la salle.
Je sens mes jambes comme deux troncs d’arbres coupés, lourdes et mortes. Je les balance pour sortir du lit et m’assois au bord. Mes pieds nus touchant le sol en béton. Je m’affaire à me lever, mais mes jambes ne me support pas. J’abandonne après trois tentatives et m’assois encore.
J’ai la tête qui tourne et j’essaie de me rappeler comment on est arrivé à l’hôpital. Je n’arrive pas à trouver la réponse.
Où est ma fille ? Est-ce qu’elle était blessée aussi ? Je me mis en route pour la trouver. Cette fois, j’arrive à me mettre debout. Mes extrémités tremblent et la lourdeur de mes mouvements me donne la sensation d’être dans l’eau.
Je mis un pied devant l’autre et marche vers les voix. Une jeune infirmière me voit et se dépêche de venir dans ma direction.
Encore, j’ouvre ma bouche et rien ne sort. J’avale avec beaucoup de douleur, ma gorge est comme du papier de verre. J’essaie de dire quelque chose à l’instant où elle arrive devant moi et me parle d’une voix trop forte.
« Madame ! Il faut que vous retourniez au lit » elle me donne l’ordre avant que je me ne puisse rien dire. Elle me pousse brusquement vers mon lit, inclinant sa tête en me faisant
signe de me taire. Lorsqu’on arrive au lit, je murmure :
« Où est ma fille ? »
Elle ne me répond pas. Son visage registre la peur. Je remarque une petite goûte de transpiration arrive sur son front. Elle commence à balbutier une réponse en même temps qu’une infirmière plus âgée était arrivée. Elle a l’air très aimable et gentil et elle me prend par le coude avec douceur. Elle incline sa tête vers la jeune infirmière et elle détale rapidement.
« Mettez-vous au lit, s’il vous plait » , me dit-elle en m’appuyant au lit. Elle est attentionnée et je l’imagine comme une grand-mère gentille.
« Où est ma fille ? » Je lui demande avec une voix basse.
« Chut, chut. Vous avez besoin de vous reposer. Ne vous inquiétez pas et allongez-vous maintenant. » me répond t-elle.
Je retrouve ma voix et répète avec plus de volume et de force,
« Où est mon bébé, Madame ? »
Elle s’est arrêtée au beau milieu de refaire mes couvertures. Elle me regarde dans les yeux en silence. Un grand froid passe de mon dos. J’ai le souffle court. Je dis,
« Ou est-elle, Madame ? Je veux-la voir »
Elle touche mon visage et me dit avec une douceur douloureuse,
« Senora, le bébé est avec Dieu »
Je laisse sortir un cri perçant et me fonds en larmes.
« Non ! Non ! » Je crie. « Rosa ! »
J’agite mes bras violemment dans l’air! L’infirmière essaie de me calmer sans succès. Tout de suite, plusieurs personnes m’entourent.
« ROSA ! ROSA ! ROSA ! Non ! » Mes hurlements peuvent être entendus dans tous les corridors de l’hôpital. Je n’entends plus ma voix en criant le nom de ma fille. Rosa, Rosa, Rosa. Je le répète à mantes reprises jusqu’au que le médecin me donne une piqûre et tout devient noir.
Sunday, February 24, 2008
Heliéna
Prémier Chapitre
« La Jeunesse est gaspillée par les jeunes » .
Je ne suis plus jeune. Ca fait longtemps depuis que je suis née. J’ai vécu 87 ans sur cette terre. Mon visage, plissé et violé par le temps, cache mes secrets dans ses rides. Mes yeux surveillent mon histoire, comme deux soldats vêtus de costumes noir brillants. Je n’attends pas ma mort. Non. Je souffre déjà mille morts. La fin du voyage qui s’est terminé ici à Paris, est un long chemin poussiéreux, pavé de chagrin.
* * *
Grandir une fille au Mexique à mon époque lançait un défi, surtout pour une jeune fille calme et timide. La vie, pas facile dans ce temps-la, était toujours pleine d’activité dans une ferme de cacao. Tout le monde travaille. Ma journée commence avec le soleil et termine de la même façon, comme toutes les autres. Chaque jour, je sortais de la maison dans la chaleur étouffante du désert. Pieds nus, mes semelles sont comme du cuire car je cours sur la terre brûlante. La nuit produit des bruits d’horreur : des coyotes, le vent, des choses inconnues, la peur.
Normalement, le benjamin de la famille réussit bien, mais avec mes neuf sœurs et frères, après l’âge de cinq ans, je ne les intéressais plus. Je ne suis ni belle, ni talentueuse.
Mon père, farouche et perspicace, nous inculque le respect pour le terrain, mais il labourait trop sur ses terres pour s’occuper de nous. Pour ma mère mécontente, les embêtements se succédaient un après l’autre. Elle me regardait toujours comme un serpent qui traverse son sentier en ondulant, mangeant sa nourriture. Je tâche de me faire invisible. Je suis le fantôme de ma maison. Pendant la nuit, quand tout le monde dort, j’entends les chuchotements de mes parents. La voix de ma mère articule mon nom et les mots « inutile » , « laide » et « mariage » . Celle de mon père a l’air exaspéré et fatigué.
Lorsque j’avais seize ans, mon père est mort. Je n’oublierai jamais la foudre dans le regard de ma mère une fois que le cercueil a été baissé dans la terre. C’était comme elle me disait : « C’est ton tour » . Cela me donnait froid dans le dos. Une semaine plus tard, on m’a épouse à un homme trois fois plus âgées que moi. Je l’en ai prise une petite valise et disait adieu au seul endroit familier de ma vie. Bien sur, mes sentiments ne comptaient pas.
La première nuit avec mon époux me donnait un choque. Personne ne m’expliquait le sex. Il était espagnol, pas mexicain, et je ne comprenais pas un mot de ce qu’il me dit, sauf quand il se fâchait contre moi. Pourtant, je comprends bien ses gifles, claques et coups de pieds. Mes journées maintenant se composaient de la grande maison sale, les besoins de mon mari et les animaux. Après peu de temps, je me suis tombée enceinte, a mon chagrin. Cette nouvelle a rendu mon mari heureux. Malgré cela, il ne changeas pas ça façon de porter avec moi. L’anticipation d’un fils lui donnait une raison de vivre. Bien des années après, j’avais découvert que sa première femme était morte en accouchant. Pour la plupart du temps, il me laissait tranquille. Ma famille ne me contactait plus et leurs nouvelles diminuent avec le temps. Ensuite, la guerre mondiale est arrivée. Je devenais veuve deux mois après le départ de l’Espagnol.
Sans aucun soutien, j’ai donné naissance a une fille. Cinq mois après, le gouvernement nationalise et s’empare de la maison, laissant moi et ma fille dans la rue sans un peso. Je ne comprenais pas mon courage a ce moment là, mais nous avons marchées pendant trois jours pour arriver à la ferme de mon enfance qui appartenait aussi au gouvernement maintenant. Ma famille n’était pas là. J’ai rencontré une femme sur la route qui m’a donne de la nourriture, de la pitié et de l’argent pour aller a la ville et trouver ma famille.
Ayant passé toute ma vie à la campagne, en ville je me sentais perdue et la morte de faim. Les cris de ma fille me mordaient et la chaleur m’attaque. Déshydratée et famélique, j’ai défailli avec le bruit d’un char qui était tirée par des chevaux et le bruit des sabots en passant dans la rue. La fièvre est passée et je me suis réveillée pour constater que ma fille était morte. Je devenais meloncolique et suis restée à l’hôpital indéfiniment. Après des mois, j’aidai les médecins et les infirmiers.
A l’hôpital, un jeune soldat blessé avait récupéré pendant des semaines. Inconscient, il avait le visage d’un ange, et je l’imaginais qu’il me protégeait et pas le contraire. Très tôt un matin, il a entrouvert ses yeux et m’a dit : « mon ange » . Nous étions heureux en ménage pendant presque cinquante ans avant sa mort.
Notre seul enfant, Luis, c’est le portrait vivant de son père. Déjà soixante ans et un grand-père de quatre enfants, il m’a supplié de déménager de Paris pour vivre à la campagne avec lui et sa femme. Inepties ! J’habite dans cet appartement avec son père depuis plus de cinquante ans d’abord quand il était en station à Paris après la fin de la seconde guerre mondiale. Luis avais seulement six ans. Je suis chez moi. Mon sang mexicain ne change pas le fait que mon cœur soit parisien. Je vais mourir ici dans mon pays adoptif.
Maintenant, je suis la seule « survivante » de ma famille. Mes frères et sœurs sont morts et leurs enfants et grands-enfants ne sont pas disponibles. A premier regard, ça n’a pas de sens d’écrire cette histoire, mais pour moi, on ferme des chapitres douloureux.
« La Jeunesse est gaspillée par les jeunes » .
Je ne suis plus jeune. Ca fait longtemps depuis que je suis née. J’ai vécu 87 ans sur cette terre. Mon visage, plissé et violé par le temps, cache mes secrets dans ses rides. Mes yeux surveillent mon histoire, comme deux soldats vêtus de costumes noir brillants. Je n’attends pas ma mort. Non. Je souffre déjà mille morts. La fin du voyage qui s’est terminé ici à Paris, est un long chemin poussiéreux, pavé de chagrin.
* * *
Grandir une fille au Mexique à mon époque lançait un défi, surtout pour une jeune fille calme et timide. La vie, pas facile dans ce temps-la, était toujours pleine d’activité dans une ferme de cacao. Tout le monde travaille. Ma journée commence avec le soleil et termine de la même façon, comme toutes les autres. Chaque jour, je sortais de la maison dans la chaleur étouffante du désert. Pieds nus, mes semelles sont comme du cuire car je cours sur la terre brûlante. La nuit produit des bruits d’horreur : des coyotes, le vent, des choses inconnues, la peur.
Normalement, le benjamin de la famille réussit bien, mais avec mes neuf sœurs et frères, après l’âge de cinq ans, je ne les intéressais plus. Je ne suis ni belle, ni talentueuse.
Mon père, farouche et perspicace, nous inculque le respect pour le terrain, mais il labourait trop sur ses terres pour s’occuper de nous. Pour ma mère mécontente, les embêtements se succédaient un après l’autre. Elle me regardait toujours comme un serpent qui traverse son sentier en ondulant, mangeant sa nourriture. Je tâche de me faire invisible. Je suis le fantôme de ma maison. Pendant la nuit, quand tout le monde dort, j’entends les chuchotements de mes parents. La voix de ma mère articule mon nom et les mots « inutile » , « laide » et « mariage » . Celle de mon père a l’air exaspéré et fatigué.
Lorsque j’avais seize ans, mon père est mort. Je n’oublierai jamais la foudre dans le regard de ma mère une fois que le cercueil a été baissé dans la terre. C’était comme elle me disait : « C’est ton tour » . Cela me donnait froid dans le dos. Une semaine plus tard, on m’a épouse à un homme trois fois plus âgées que moi. Je l’en ai prise une petite valise et disait adieu au seul endroit familier de ma vie. Bien sur, mes sentiments ne comptaient pas.
La première nuit avec mon époux me donnait un choque. Personne ne m’expliquait le sex. Il était espagnol, pas mexicain, et je ne comprenais pas un mot de ce qu’il me dit, sauf quand il se fâchait contre moi. Pourtant, je comprends bien ses gifles, claques et coups de pieds. Mes journées maintenant se composaient de la grande maison sale, les besoins de mon mari et les animaux. Après peu de temps, je me suis tombée enceinte, a mon chagrin. Cette nouvelle a rendu mon mari heureux. Malgré cela, il ne changeas pas ça façon de porter avec moi. L’anticipation d’un fils lui donnait une raison de vivre. Bien des années après, j’avais découvert que sa première femme était morte en accouchant. Pour la plupart du temps, il me laissait tranquille. Ma famille ne me contactait plus et leurs nouvelles diminuent avec le temps. Ensuite, la guerre mondiale est arrivée. Je devenais veuve deux mois après le départ de l’Espagnol.
Sans aucun soutien, j’ai donné naissance a une fille. Cinq mois après, le gouvernement nationalise et s’empare de la maison, laissant moi et ma fille dans la rue sans un peso. Je ne comprenais pas mon courage a ce moment là, mais nous avons marchées pendant trois jours pour arriver à la ferme de mon enfance qui appartenait aussi au gouvernement maintenant. Ma famille n’était pas là. J’ai rencontré une femme sur la route qui m’a donne de la nourriture, de la pitié et de l’argent pour aller a la ville et trouver ma famille.
Ayant passé toute ma vie à la campagne, en ville je me sentais perdue et la morte de faim. Les cris de ma fille me mordaient et la chaleur m’attaque. Déshydratée et famélique, j’ai défailli avec le bruit d’un char qui était tirée par des chevaux et le bruit des sabots en passant dans la rue. La fièvre est passée et je me suis réveillée pour constater que ma fille était morte. Je devenais meloncolique et suis restée à l’hôpital indéfiniment. Après des mois, j’aidai les médecins et les infirmiers.
A l’hôpital, un jeune soldat blessé avait récupéré pendant des semaines. Inconscient, il avait le visage d’un ange, et je l’imaginais qu’il me protégeait et pas le contraire. Très tôt un matin, il a entrouvert ses yeux et m’a dit : « mon ange » . Nous étions heureux en ménage pendant presque cinquante ans avant sa mort.
Notre seul enfant, Luis, c’est le portrait vivant de son père. Déjà soixante ans et un grand-père de quatre enfants, il m’a supplié de déménager de Paris pour vivre à la campagne avec lui et sa femme. Inepties ! J’habite dans cet appartement avec son père depuis plus de cinquante ans d’abord quand il était en station à Paris après la fin de la seconde guerre mondiale. Luis avais seulement six ans. Je suis chez moi. Mon sang mexicain ne change pas le fait que mon cœur soit parisien. Je vais mourir ici dans mon pays adoptif.
Maintenant, je suis la seule « survivante » de ma famille. Mes frères et sœurs sont morts et leurs enfants et grands-enfants ne sont pas disponibles. A premier regard, ça n’a pas de sens d’écrire cette histoire, mais pour moi, on ferme des chapitres douloureux.
Thursday, February 7, 2008
Un Bref Souvenir

Elle a le visage d’une poupée en porcelaine. Sa jolie jupe blanche a fait des extraordinaires détails. Elle a l’air d’une petite reine et est déplacée de ce bâtiment modeste à Paris. Le moment que je l’ai vu, son regarde interrogateur me sérieusement ébranle. Elle ressemble ma petite Rosa. Qu’est-ce qu’elle fait ici ? Il n’y a pas d’enfant de son age dans cet immeuble. Je ne peux ni bouger, ni détourne mes yeux d’elle. A l’instant que les gens ont ouvré la porte, son envoûté sur moi était cassé et je me sens sauver. Je me dépêche dans le corridor en fouillant de mes clés. Je peux me sentir ses yeux brûlant à travers mon dos. J’ouvre ma porte en même temps que me retourne et voir ses yeux noirs en descendant l’escalier. J’’entre dans mon appartement et adossant au porte, fondre en larmes.
Monday, February 4, 2008
Supermarché
Je suis en retard et pressé. En courant vers la seule caisse ouverte au supermarché, j’arrête assez près d’une vieillarde qui est entrain de mettre ses achats sur le tapis roulant. Avec ses fragiles mains tremblant, elle met six boites de nourriture pour chats et du fromage, aux mouvements très lents. Elle me regarde avec ses yeux rieurs et me dit « bonjour, madame » Pendant ce que je l’ai répondu, trois personnes arrivent faire la queue derrière moi. En regardant d’elle, j’oubliais la raison pour que je me dépêche. Le caissier marocain, pleine de sollicitude, l’aide avec beaucoup de douceur. Lorsque qu’il aide à marcher vers la porte avec son cornet, les gens en arrière grognent et soupirent distinctement. Apres son départ, le caissier rentre, sans un mot et sans lever ses yeux, recommence faire son travaille. J’attends ce qu’il me regarde pour lui donner un sourire énorme, mais il ne levait pas la tête. Je me suis parti, sans précipitée.
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